Friday, July 29, 2005

Comparatif des formats audio à 96...100 kbps : résultats intermédiaires (partie 3)

La dernière partie de l'ensemble des 150 échantillons de musique classique, dédiée à la musique vocale, est enfin achevée. Elle est constituée de 30 échantillons seulement, dont la moitié environ est consacrée aux voix plurielles (polyphonies, plaint-chant, choeurs et duo) - l'autre étant constituée d'échantillons représentant un(e) chanteur(se) soliste (avec ou sans accompagnement instrumental). Les résultats sont d'ailleurs très contrastés entre ces deux moitiés.



1/ résultats d'ensemble du groupe "voix"




La lecture des résultats amène quelques commentaires. Trois encodages se disputent la première place : MP3 à 128, AAC et Vorbis. Le MP3 à 128 kbps obtient une meilleure moyenne, mais la différence n'est ni suffisemment grande ni suffisemment homogène pour pouvoir affirmer avec 95% de certitude que le MP3 est supérieur à ses deux rivaux (la certitude est de 40...50% seulement). Les deux poursuivants (AAC iTunes & Vorbis aoTuV) sont impossible à départager, et obtiennent la même moyenne (mais des performances contrastées sont à noter pour chaque échantillon pris isolément). Le MP3 à 96 kbps fait jeu égal avec Vorbis et l'AAC et occupe la deuxième place à leurs côtés : là encore, l'infériorité de la note n'est pas suffisante pour affirmer avec certitude l'infériorité réelle du format face à ces deux concurrents. La note obtenue par le MP3 à ce débit (3,30) est d'ailleurs étonnante.
WMA et MPC sont définitivement distancés. Le WMA réalise ici sa plus mauvaise performance (2,33, contre 2,49 et 3,19 pour les deux précédents groupes). Nous verrons plus loin que ces résultats d'ensemble dissimulent une grande disparité. Le MPC chute également. Je dois admettre que cette baisse de la notation d'ensemble (1,67 contre 1,94 et 1,91 précédemment) est peut-être moins liée à un effondrement de l'encodeur qu'à celui de ma patience à l'égard des dégradations liées à cet encodeur. La qualité est en effet si médiocre, les artefacts si nombreux et caractéristiques que j'ai plus souvent que par le passé attribué la note minimale (1.0) à ces encodages sans plus chercher à lui accorder quelques dixièmes de points supplémentaires.


2/ Progressions entre 80 et 96 kbps






AAC +1,39 points
MP3 +1,49 points
Vorbis +0,57 points
WMA +0,69 points
MP3-128 +0,11 points


On retrouve ici certaines des tendances remarquées auparavant, savoir : une progression très forte du MP3 et de l'AAC, plus limitée pour Vorbis, et le petit écart de notation d'un dixième de point pour le référent haut. Seul le WMA continue à présenter un comportement peu prévisible, avec ici une augmentation moyenne assez limitée (le bond constaté avec le groupe précédent était de +1,65 points, et de +0,96 avec le premier).


3/ Analyse des deux ensembles constitutifs du groupe "VOIX"

En scindant le groupe de trente échantillons en deux parties distinctes - l'une pour les choeurs et l'autre pour la voix soliste - on peut mettre en lumière l'hétérogénéité des performances de certains encodeurs.





Le second groupe apparait comme plus facile d'encodage pour l'ensemble de ces formats. La musique chorale présente plus de difficultés, notamment pour le WMA, souvent désastreux lorsqu'il est confronté à plusieurs voix et nettement plus efficace lorsqu'il n'en a qu'une à coder. On retrouve ici la tendance signalée auparavant avec la musique instrumentale : isolés, les instruments sont dans l'ensemble bien rendus avec ce format mais lorsque d'autres s'y ajoutent, les performances tombent parfois jusqu'à l'effondrement. AAC et MP3 (96 comme 128) progressent sensiblement en passant aux échantillons du second ensemble. La musique vocale soliste est même excellement encodée avec l'AAC, qui obtient ici la note d'ensemble la plus élevée de tous les formats à 96 kbps. Le MP3 à 96 kbps surprend également par le degré qualitatif obtenu avec la voix soliste, et va jusqu'à se permettre le luxe de faire jeu égal avec Vorbis. Ce dernier est le seul (avec le MPC) à ne pas parvenir à tirer parti de la facilité apparente des échantillons de ce groupe, ce qui est réellement dommage si l'on tient compte des bonnes performances obtenues avec la musique chorale, pratiquement à niveau égal avec celles obtenues par LAME vitaminé avec un débit supérieur de 30% à son rival. Mais en même temps, cela témoigne de la grande stabilité de cet encodeur, capable d'offrir des résultats d'ensemble constants, aussi bien avec un orchestre, une flûte à bec, un choeur, un quatuor à corde ou un contreténor accompagné au clavecin. Cette homogénéité se paie donc par une stagnation des performances même dans ce qui présente a priori peu de difficulté à encoder proprement, puisque l'on perçoit des défauts de même nature (son épais, nuances assez grossières) indépendemment de la complexité du signal. Quant aux encodages MPC, ils sont mauvais aussi bien avec les échantillons de musique chorale que les autres.

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